Contingeance

Bienvenue sur mon blogue personnel. Ce journal intimiste exprime un désir de dépassement et d'authenticité.

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Polarsteps


1er janvier |

Il faudrait bien que je tente d'écrire par moi-même de temps à autre, au lieu de passer par des intermédiaires que sont les auteurs et les philosophes. Manquerais-je à ce point d'inspiration pour me laisser dépasser par tous ces écrivains sans que je ne lève l'index ? Car c'est bien de l'index qu'il s'agit en l'agitant à vive allure sur l'écran de mon téléphone. En ce premier jour de l'année, je n'ai aucun vœu à exercer à part celui de me tenir en bonne santé physique et mentale. Aussi, je compte bien poursuivre mon intérêt pour la littérature et la philosophie par ma force et ma vitalité. Depuis bientôt deux ans, une jeune femme que je respecte et que j'aime a fait de moi un animal plus accompli. La chose qui me revient en pensant à elle, c'est que nous nous ressemblons considérablement à quelques différences près. Ce n'est pas à tous les jours que de pareilles coïncidences s'invitent dans notre parcours. Tous les deux têtus avec des caractères bien affirmés, nos échanges sont intenses, d'autant plus qu'elle a plus d'énergie que moi pour l'âge qui nous sépare. Des gens me disent que nos différences d'âge accusent les hommes de rechercher de plus jeunes femmes. Jaloux, je réponds. En prime, sa beauté n'a d'égale que son intelligence. À part ça, il m'arrive peu de choses. Probablement que c'est mieux ainsi. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles pour ainsi dire. L'année vient de se terminer avec quelques infections respiratoires et un mal à la voûte plantaire du pied droit qui perdure depuis plus de deux ans. J'interprète cette douleur lascive comme quoi je dois m'assagir en restant tranquille. L'hiver est arrivé plus tôt cette année. Cela m'est complètement égal, j'aime le froid et les journées tranquilles dans la neige. Les raisons de ceux qui n'aiment pas l'hiver sont les autos et le pelletage. Tout ceci est pour moi chose du passé. Je n'entrevois par choix que les beautés et les plaisirs de l'hiver dorénavant. Il y a plein de questions auxquelles je n'ai pas de réponses. La première est pourquoi plusieurs reçoivent des appels et des invitations, alors que moi peu ou pas ? Ai-je un si sale caractère ou des opinions mitigées que l'on veuille m'éviter ? Ceci est mon schéma avec lequel j'ai eu tant de peine à comprendre. Distorsion cognitive est le terme utilisé pour expliquer mon épanchement. Je délaisse temporairement la philosophie pour la psychologie un instant. Je tente de reprendre le langage du plus commun des mortels dans cette page où aucuns auteurs n'est venu m'interrompre. J'ai volontairement conspiré à m'exprimer sans intermédiaires ni artifices en ce premier jour de l'année. Je ne partirai pas ce soir sur de grands exposés sur la réforme du monde et les raisons pour lesquelles nous existons. Je veux simplement dire que je suis heureux d'avoir franchi une année de plus dans une relative paix et une bonne santé. J'éprouve une joie immense à écrire dans ce blogue qui fait parti intégrante de moi-même depuis déjà plusieurs années. Je constate qu'à bien des niveaux tout au long de mon existence, j'ai pris des retards sur certaines choses et pris de l'avance sur d'autres aspects, comme quoi tout arrive à point à celui qui sait attendre. Mon parcours est étrangement atypique. Toutes mes tâches et mes principaux objectifs ont été atteints, non pas sans misère, mais avec beaucoup de gratitude que je récolte aujourd'hui. Lorsque je tente en vain d'avoir du regret pour les choses que je n'ai pas, je me contente des choses qui sont à ma disposition. Aujourd'hui, j'ai réservé trois bouquins à la bibliothèque pour commencer l'année avec de bons et fidèles amis, les auteurs. En attendant, je puise à l'intérieur de moi-même ces quelques mots pour faire mon entrée dans cette nouvelle année que je souhaite prospère de santé, de sagesse et d'amour. Je prends conscience qu'en m'appuyant sur de nombreux philosophes, comme je le fais depuis quelques années, je minimise ma capacité à écrire mes propres mots, mes propres interprétations. À défaut d'avoir un public en face de moi et qui m'a appuyé pendant des décennies, je compense largement en écrivant au quotidien mon journal intime et mes récits de voyage, avec ou sans l'aide des auteurs. J'ai compris depuis peu qu'il est important de rester tranquille quelquefois et de laisser à feu doux la marmite faire son travail. J'ai appris aussi qu'après de nombreux malaises, qu'il valait mieux rester allonger sur mon divan que de courir dans toutes les directions. J'ai besoin de rites pour m'octroyer des périodes de relâchement. La simplicité volontaire s'exprime aussi dans les mots et les gestes lents. Les images dans le journal sont sélectionnés avec grand soin et reproduites avec une immense joie afin d'apporter un complément aux textes. La première photographie de l'année est un rideau qui se lève pour m'envelopper de lumière et de sagesse. Faire confiance à mon intuition, apprendre à m'écouter, c'est devenir libre. Je le suis déjà en appliquant ses règles, devrais-je dire. Mon prochain livre qui m'attend est la confiance en soi de Charles Pépin qui devrait m'aider à  atteindre de bonnes grâces pour la prochaine année devant laquelle je la souhaite heureuse et sereine. Je pense, donc j'existe. 🌿